Celle choisie par les collégiens cancalais est le site du Verger, à Cancale, qui comprend une plage, une zone rocheuse et une zone humide. Cette démarche pédagogique et écocitoyenne a pour but de sensibiliser le jeune public à la protection du milieu marin et d’aller à la rencontre des acteurs de la biodiversité.
Jeudi 25 novembre, le temps était frais et sec sur la plage du Verger. En présence des élus, conseillers municipaux délégués au littoral, les élèves ont rencontré les membres des associations chargés de la gestion, de la préservation et la sensibilisation du patrimoine naturel : Bretagne Vivante, Cœur Émeraude, Planète Mer, Calypso Racine, chargée de biodiversité à la ville de Saint-Malo, et Guillaume Duthion, chargé d’étude au département d’Ille-et-Vilaine.
Un projet pour trois ans
Gaël Gautier, directeur de l’association Al Lark, qui va guider les élèves et les accompagner dans ce projet en tant que structure référente, leur a expliqué l’organisation et les objectifs de cette première matinée : « Vous allez pouvoir, par groupe de quinze élèves, échanger et collecter des informations dans les ateliers, sur les thèmes de la mer, de l’estran, des falaises, de la dune et de la zone humide. Ces ateliers sont installés dans des endroits précis du site et animés par les acteurs des associations qui vont vous transmettre leurs connaissances. »
Dans celui installé près de la chapelle du Verger, qui surplombe la zone humide, Régine, ornithologue munie d’une longue-vue qu’elle met à disposition des élèves, décrit les oiseaux présents ce jour-là : des aigrettes et un héron cendré. « La fréquentation des espèces est différente selon les saisons. Des oiseaux nichent à l’année. Les migrateurs y sont de passage », explique-t-elle.
Gaël, quant à lui, raconte l’historique de cette zone humide. Créée par l’extraction du sable après la Seconde Guerre mondiale.
Grâce à ces animations, les élèves vont mutualiser leurs réflexions, afin d’élire quatre thématiques de travail sur lesquelles ils vont mettre en place, des actions en faveur de la protection du milieu naturel. « Ce projet se déroule pendant trois ans, avec passage de relais chaque année aux élèves suivants, ici en classe de 4e. »