FOU DE BASSAN

Morus bassanus

Classe : Aves
Ordre : Suliformes
Famille : Sulidae
Genre : Morus

 

Morphologie

Réputé pour sa remarquable qualité de plongeur, le Fou de Bassan est le plus grand oiseau marin d’Europe. Il possède un corps profilé majoritairement blanc avec des ailes longues et minces bordées de brun foncé-noir. Doté d’un long cou, le Fou de Bassan arbore une teinte chamois sur la nuque et la tête et dispose d’un long bec pointu de couleur bleu-gris, contrasté d’un trait gulaire noir. Les juvéniles ont un plumage brun qui s’éclaircit progressivement au cours de leurs premières années.

 

Mode de vie

Les fous de Bassan vivent en pleine mer. Ils sont rares dans les eaux très profondes, restant plutôt sur le plateau continental, où se trouvent leurs principales proies et sélectionnent les corniches des falaises au bord des baies ou des océans pour nidifier. Les Fous de Bassan sont piscivores et se nourrissent principalement de sardines, d’anchois, d’églefin, d’éperlan, de morue franche et d’autres espèces formant des bancs.

Leur migration est partielle, ce qui signifie qu’une seule partie de la population quitte sa zone de reproduction pour l’hiver, tandis que l’autre partie reste sur place (sédentaire). La migration des fous de Bassan les conduit à quitter leurs colonies de reproduction de l’Atlantique Nord en automne pour hiverner plus au sud (Portugal et Espagne), avant de revenir dès la fin de l’hiver pour la nidification (printemps et été). Ils forment des couples monogames, dont la période de reproduction s’étend de février à avril. Ils n’ont qu’une nidification par an avec un œuf par nid.

Aire de répartition européenne du Fou de Bassan

Statut de conservation

Protégé en France et en Europe par la convention de Berne, le Fou de Bassan, est classé en « préoccupation mineure » par l’UICN au niveau mondial et européen. L’espèce est classée « quasi-menacée » en France et sur la liste régionale des oiseaux de Bretagne avec une population en déclin en raison d’accidents mortels liés à la pêche (filets, hameçons), et de la diminution de la ressource en maquereau, conséquence de la surpêche.

💡 Le saviez-vous ?

Le fou de Bassan peut plonger à 100 km/h. Ses sacs d’air sous la peau, son crâne renforcé et ses narines fermées réduisent l’impact. Ce dernier étourdit les poissons, permettant au fou de Bassan de les attraper plus facilement.